Camille Lacourt : du nageur de haut niveau au conférencier d'entreprise
Les débuts à Font-Romeu
Né en 1985 à Narbonne, Camille Lacourt découvre la piscine à 3 ans à Font-Romeu. Ce qui commence comme un jeu dans l’eau devient vite une passion dévorante.
En classe de troisième, il intègre un sport-études. C’est le début de 20 ans d’entraînements bi-quotidiens, de sacrifices et d’une discipline qui va façonner toute sa vie.
La montée en puissance : de Canet à Marseille
À 21 ans, Camille rejoint Philippe Lucas à Canet-en-Roussillon. Les premiers titres de champion de France arrivent, mais la sélection olympique de 2008 lui échappe — une blessure stoppe tout net.
Il décide de repartir, cette fois au Cercle des Nageurs de Marseille. Les résultats ne se font pas attendre : cinquième mondial en 2009, triple champion d’Europe en 2010, puis premier titre de champion du monde en 2011 — le premier pour un Français en dos.
L'après-carrière et la reconversion
Après 2017, Camille tourne la page de la compétition. Ce qui devait être une transition douce se transforme en épreuve : la perte de repères, l’éloignement du monde qui l’avait structuré pendant 20 ans, et une dépression dont il choisit de parler ouvertement.
Aujourd’hui, Camille est chroniqueur sur Canal Sport Club et commente les grands championnats internationaux de natation et les Jeux olympiques pour France Télévisions.
Camille Lacourt conférencier
Entre 2016 et 2017, en parallèle de sa fin de carrière, Camille valide une formation de conférencier professionnel. Depuis, il intervient dans des entreprises de tous secteurs pour partager les clés de son parcours — les victoires comme les échecs, la discipline comme le lâcher-prise.
« Ce que j’aime dans ces échanges, c’est de pouvoir réfléchir et analyser des moments de ma carrière avec du recul pour en faire un constat honnête. Je n’ai pas une conférence que je connais sur le bout des doigts et que je « joue » devant mon auditoire. Je personnalise chaque intervention selon l’entreprise, son métier et la problématique qu’on décide d’aborder. » — Camille Lacourt
